Le jeu du Pachinko

Ah! Quel curieux jeu que le Pachinko. Fascinante image pour les touristes qui se délectent de voir des japonais absorbés devant ce « flipper » vertical dans lequel des centaines de billes argentées tombent, tombent et tombent encore.

L’enfer du jeu

Wim Wenders, dans son docu-film « Tôkyô-ga » passait un long moment dans les salles de jeu de Pachinko. Et lorsque l’on pénètre dans ce lieu, le son devient immédiatement envahissant. L’ambiance est unique et ceux qui ont une prédisposition aux maux de tête devraient éviter les salles de jeu. Le bruit des billes qui ne cessent de tomber devient rapidement assourdisant. De plus, les machines émettent de petites mélodies électroniques. En théorie, et surtout, selon la loi en vigueur au Japon, les jeux d’argent sont interdits. Donc, lorsque l’on a finit de jouer, on va échanger ses billes contre des lots sans grande importance. Mais en connaissant le tenancier de la salle, on peut échanger ces billes contre des lots spéciaux que l’on va échanger ensuite contre de l’argent. Pas vu, pas pris: ces échanges illicites se déroulent hors de la salle de jeu. Toutefois, il semble que certaines salles (vu à Shinjuku) échangent directement les billes contre de l’argent (2,5 yens la bille).

Un peu d’histoire

Le pachinko est apparu à Nagoya pour la toute première fois dès 1939. Il fallut attendre 1951 pour que le jeu prenne l’engouement dont il fait encore l’objet de nos jours. Le nom vient de l’onomatopée « Pachi-Pachi » qui désigne le crépitement d’un brasier ou de petits objets qui s’entrechoquent. Masamura Takeichi est considéré comme étant celui qui a créé la table de jeu telle qu’on la connaît aujourd’hui en ajoutant les fameux picots qui changent la trajectoire de la bille. Si vous allez à Nagoya, passez donc voir le Musée du Pachinko. L’entrée est gratuite. Avec l’avènement de l’électronique à tout va des années 80, le Pachinko émet des sons synthétiques, des voix digitalisées et des écrans vidéos sont incorporés aux tables de jeu.

Les règles?

Exemple de
carte prépayée

Avant même de penser à jouer, il vous faut acheter des billes: des distributeurs à billes attendent donc votre offrande au démon du jeu pour vous délivrer une petite quantité de billes. En général, 125 billes pour 500 yens (4 yens la bille!). On récolte ses petites billes, puis on se dirige vers l’une des machines de jeu.
Il y a aussi un système de cartes prépayées qui permettent, comme le ferait un jeton, de jouer au machines. Il y a des collectionneurs de ces cartes. On place ses billes dans le réservoir situé au bas de la machine et… let’s go !
Les règles sont extrêmement simples: on actionne une molette qui propulse des billes argentées au sommet d’une planche verticale. Sur cette planche, de nombreux picots rendent la chute des billes on ne peut plus aléatoire. Enfin, les billes finissent par tomber dans des trous ou tout en bas de la planche. En tombant dans certains trous, le gain est immédiat: de nouvelles billes vous sont créditées et viennent s’ajouter à celles déjà présentes dans le réservoir.
Et si en plus le modèle de pachinko auquel vous êtes en train de jouer inclue un jackpot qui s’active au moment où la bille tombe dans un trou bonus, les gains seront vite multipliés (parfois près de 10000 billes ! Au secours, j’ai plus de place!)
Malheureusement pour le joueur, pour une mise de 500 ou 1000 yens, le jeu ne durera en général que peu de temps.
Et puis, n’hésitez pas à vous faire aider par les charmantes hôtesses employées dans les grandes salles de Tôkyô qui vous expliqueront tous les secrets… du Pachinko.

Le péril Pachinko

Il envahit le monde! On le trouve déjà dans de nombreuses salles de jeu aux USA.
Mais restons au Japon, où le pachinko envahit le net nippon et… le téléphone portable: il y a de nombreux sites qui proposent pour l’I-mode des jeux de pachinko en ligne !

Un pachinko, des pachinko !

Les machines sont aussi nombreuses que variées. Les thèmes sont variés et on attire le joueur avec des licences appréciées comme Godzilla, des héros de dessins animés, etc…

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