Le Shinkansen

Toujours à la pointe de la technologie, le Japon a sut depuis longtemps imposer sa marque de fabrique dans différents secteurs. C’est avec le Shinkansen, en 1964 que le pays s’offre l’une de ses plus belles réussites. Ce train à grande vitesse a comme première ligne: Tôkyô-Osaka, soit 513 kilomètres à parcourir, à une vitesse moyenne de 150 km/heure. Une révolution pour l’époque, qui voit en ce train un véritable emblème national de réussite technologique, la même que l’on avait put avoir avec notre Concorde. C’est d’ailleurs à cet avion que le Shinkansen ressemble le plus avec son nez pointu, pour l’aérodynamisme, et son fuselage blanc laqué. Depuis sa date de création, le modèle a considérablement évolué, et se décline en plusieurs séries:
Shinkansen 100: Créé en 1985, sa vitesse maximum est de 230 km/h.
Shinkansen 300: C’est en 1992 que le train gagne en puissance, pour atteindre une vitesse constante de 270 km/h.
Shinkansen 500: Surenchère de vitesse et de confort avec ce modèle mis en service en 1997, qui gagne 30 km/h par rapport à son grand frère. Le « Nozomi (espoir) Express » effectue des allers-retours fréquents, sur des longues distances.
Shinkansen 700: La vitesse se stabilise, mais le confort se renforce avec ce train en service depuis avril 1999.
Shinkansen 900: Mais où s’arrêtera le progrès? C’est en 2007 qu’est attendu le tout nouveau modèle, pour lequel les ingénieurs visent une vitesse de croisière à 350 km/h. De quoi rendre jaloux notre TGV.
D’autres modèles ont étés élaborés, mais ceux cités ci-dessus semblent les plus intéressants à comparer.

Liste des trains Shinkansen
Série Construction Vitesse Remarque
0 1963 – 1986 220
100 1984 – 1991 220
200 1980 – 1986 240
300 1989 – 1998 270
400 1990 – 1992 240 Mini Shinkansen
500 1995 – 1998 300 Exclusivement service Nozomi
700 1997 – 2004 285
800 2003 260
E1 1994 – 1995 240 MAX (2 étages)
E2 1995 – 275
E3 1995 – 275 Mini Shinkansen
E4 1997 – 240 MAX (2 étages)
700T 2004 300 Export Taïwan
700N 2005 – 300 270km/h dans des courbes de 2500m de rayon

S 300
Hormis sa vitesse, le Shinkansen peut également se féliciter de son confort intérieur. Les sièges disposés en rangées de 2 d’un coté, et de 3 de l’autre, offrent une assise parfaite, avec suffisamment de place pour étendre ses jambes au maximum. Le train est climatisé et dispose d’un coin bar-restaurant pour acheter boissons ou sandwichs (à des prix raisonnables). Pour les hommes d’affaires soucieux de travailler même dans le train, des mini salles de réunions, équipées d’un téléphone/fax et de matériel de projection murale, sont disponibles. Ce service est accessible aux voyageurs « Green Car », l’équivalent de la première classe. Dans le train des distributeurs de boissons sont également disponibles sans oublier les vendeuses à chariot, qui passent toutes les demi-heures. Le rythme des horaires est à faire pâlir les syndicats des cheminots français! Un train toutes les 30 minutes pour les grands axes, avec une précision sur l’horaire impressionnante. A peine le train entre en gare qu’une armée de nettoyeurs opère méthodiquement par wagon, afin de rendre votre siège propre en 30 secondes montre en main.
Conçues à l’origine pour acheminer des voyageurs et des marchandises de jour et de nuit, les lignes du Shinkansen ne transportent que des voyageurs et le réseau est fermé de minuit à 6 h du matin pour laisser place à la maintenance. Il circule encore quelques trains de nuit au Japon sur le vieux réseau à voie étroite parallèle au Shinkansen. À la différence du réseau du TGV français, les trains à grande vitesse, du fait de la différence d’écartement, sont prisonniers des lignes nouvelles.
En plus de quarante ans de fonctionnement, le Shinkansen a transporté 4,2 milliards de voyageurs sans aucun accident. Le séisme du 23 octobre 2004 a provoqué le déraillement spectaculaire mais sans victimes d’un Shinkansen 200, effectuant le service Toki 231, qui circulait à 200 km/h sur la ligne Tōkyō-Niigata et ce entre les gares de Eichigoyusawa et Nagaoka. C’est la première fois qu’un déraillement se produit sur le réseau shinkansen depuis son ouverture en 1964. Les lignes shinkansen sont reliées à des sismographes détectant les tremblements de terre et provoquant le freinage d’urgence des rames. Dans ce cas-ci, les capteurs n’ont pas eu le temps de fonctionner, la ligne passant trop près de l’épicentre.
Un voyage dans le Shinkansen laisse donc un agréable souvenir.

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