Le Shintoïsme

Le Shintô est la religion d’origine du Japon, religion où il y a plusieurs Kami (Dieux) sous forme d’esprits, de génies ou d’âmes se trouvant dans le vent, les pierres ou les animaux. Cette religion n’existe qu’au Japon. Le Shintô veut dire : la voie des Kami. Certains de ces Dieux sont des symboles des éléments de la nature comme Amaterasu, la déesse du soleil.

On dit que tous les empereurs japonais d’avant la seconde guerre mondiale étaient considérés comme les descendants d’Amaterasu. Cette dernière a introduit la riziculture, la culture du blé et les vers à soie. Elle serait née de l’½il gauche d’Izanagi, qui était, selon la religion shintoïste, l’un des deux Kamis ayant dirigé la création du monde et du Japon avec Izanami.

Le Shintô aurait ses sources de la culture (l’ère) Jomon, qui est la plus ancienne ère du Japon (9000 – 300 avant J.-C.). Vers l’an 300 avant J.-C., débute l’ère Yayoi, dans laquelle on retrouve quelques caractéristiques du Shintô.

Lors de l’ère Kofun, le shintoïsme s’installa grâce aux nomades d’Asie centrale avec trois trésors sacrés : le sabre, le miroir du soleil et les joyaux d’Amaterasu. En 1871, pendant l’ère Meiji, le Shintô devint religion d’état par le Shôgunat Tokugawa (devenu empereur en 1868). Les sanctuaires furent construits et les prêtes du Shintô devinrent des employés du gouvernement qui vérifiaient les croyances et pratiques. Le Shintô d’état pris fin en 1945 et redevint ce qu’il était : un ensemble peu structuré de temples dédiés à un nombre infini de Kamis.

Quatre formes de Shintoïsme

Le Shintoïsme populaire :Pratiqué dans les villages et foyers, les phénomènes naturels ainsi que la terre, l’eau, les montagnes et les forêts sont importants car ils font fuir les démons et permettent d’obtenir une terre féconde.

Le Shintoïsme des sanctuaires : 218 sanctuaires nationaux et 110 000 sanctuaires régionaux ont été bâtis lors de l’ère Meiji. Aujourd’hui, il en reste prêt de 80 000. Religion très stricte qui, à l’époque, était surtout là pour aider le gouvernement. Depuis 1945, ils s’occupent essentiellement de recherches littéraires.

Le Shintoïsme d’état : Les empereurs japonais étaient des descendants de la déesse Amaterasu. L’empereur étant un Dieu, il se devait de gouverner le monde.

Le Shintoïsme sectarien :Il existe 13 sectes reconnues et une centaine de sous sectes issues du shintoïsme populaire depuis le 19e siècle. Ces dernières sont en grande partie inconnues des non-initiés et furent fondées en période de crise. Parmi les sectes reconnues, on peut citer celle du Tenri-Kyô (vérité céleste), qui repose sur le concept Shintô fondamental de Kami et sur la notion que l’univers et tout ce qu’il contient est animé par une hiérarchie de divinités.

Textes

Il existe des textes parlant de la mythologie sur l’origine du Japon qui furent compilés en 712 dans un livre nommé Kojiki (livre des choses anciennes), considéré comme la bible du Shintô. Ils ont été écrits par des bouddhistes car les japonais ne savaient pas écrire à l’époque. L’objectif de ce document était surtout de légitimer le gouvernement. Au Japon, le Bouddhisme coexiste avec le Shintô depuis l’an 593. Le Kojiki est composé de trois livres.

Le premier livre rapporte de nombreux épisodes des différentes générations de dieux qui peu à peu prennent possession du « pays des 8 grandes îles » qui sont alors le pays des dieux.
Aux origines, il existait trois divinités au ciel: Ama no minaka nushi, Takami-musuhi et Kami-musuhi. Ils ont eu beaucoup d’enfants, dont le couple Izanagi et Izanami, à savoir le frère et la s½ur qui ont créé les fleuves, les montagnes, les îles et les Kami. En donnant naissance au dieu du feu, Izanami se brûle et est tuée par cet enfant naissant, devant alors partir pour les enfers. Pour se purifier des traitements subits aux enfers, elle fait ses ablutions dans une rivière. C’est alors que de son ½il gauche naît Amaterasu (la déesse du soleil), de son ½il droit Tsuki-yomi (le dieu de la lune) et de son nez Susanoo (le dieu de la mer). Izanami partage le monde entre ses trois enfants: la plaine céleste à Amaterasu, le royaume de la nuit à Tsuki-yomi et la plaine marine à Susanoo. Nigini, le petit-fils d’Amaterasu descend sur Terre pour régner et rencontre la fille du dieu de la montagne, « belle comme les arbres en fleurs ». Il la demande en mariage et le dieu de la montagne accepte. Mais ce dernier envoie en même temps sa fille aînée, comparable au rocher éternel et fort laide. Nigini, ne supportant pas sa laideur, la renvoie à son père. Et c’est pour avoir refusé ce symbole de l’éternité que les empereurs ont une vie brève, semblable à celle des fleurs. Les différents épisodes se succèdent jusqu’à l’avènement du premier empereur humain semi légendaire, Jimmu-tenno, qui selon la tradition aurait vécu au IVème siècle avant J.C. Les deuxième et troisième livres sont composés de généalogies des empereurs. C’est le temps de l’histoire qui, par la continuité illimitée de la lignée dynastique, assure une sorte d’éternité. On y trouve des anecdotes vivantes et d’un style enjoué et on y raconte quelques épisodes moraux de la vie des empereurs. Parfois, elles sont accompagnées de ballades populaires prises dans le folklore traditionnel. Elles donnent à l’ensemble un accent d’authenticité et favorisent son ancrage dans la communauté.

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